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Le coaching : un métier où l’écoute est tout un art

Mis à jour : août 17

Le coaching, c’est l’art de la maïeutique, l’art du questionnement selon Socrate. La maïeutique consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances. Le premier outil du coach c’est l’écoute. Être à l’écoute de soi, être à l’écoute de l’autre, tout cela semble couler de source, pourtant ça n’a rien de naturel.


Car il ne s’agit pas seulement d’écouter. Pour exercer le métier de coach il faut également savoir poser des questions. Car le questionnement et l’écoute sont au cœur de la relation de coaching, et permettent au coach de trouver l’attitude juste.

Comment bien écouter ?


Le coach est un interlocuteur bienveillant et empathique avec une attitude juste. Dans le respect du rythme de son client, il est attentif aux émotions qui découlent de l’entretien aussi bien celles de la personne coachée qu’à ses émotions propres.


L’écoute du coach invite le client à prendre pleinement conscience de ce qu’il dit et par-là même à s’entendre mieux lui-même. Cela l’invite à libérer sa parole, ses sentiments et ses émotions.


La première condition pour être à l'écoute c’est tout d’abord d’être bien ancré.e, centré.e et aligné.e. Essayer d’être dans une posture d’écoute lorsque l’on a l’esprit préoccupé ou qu’on pense à sa liste de courses est tout simplement impossible.


Ensuite pour bien écouter, il faut savoir se taire, mais de façon professionnelle tout en restant actif, et attentif à l’autre. Le silence du coach holistique lui permet de se mettre en réception de toutes sortes de messages (non-verbaux, énergétiques, intuitifs…) qui vont enrichir sa connaissance de son client.


Au centre de la relation entre le coaché et son client, il y a le feeling. C’est ce lien subtil que nous tissons dès le premier entretien et qui va favoriser le travail d'accompagnement.


Ce feeling se compose de l’empathie, de la confiance réciproque et du respect mutuel. Le coach est d’accord pour accompagner la client et va devenir son premier fan en étant capable de le motiver. En effet, le coach va utiliser tous les outils en sa possession ainsi que son intuition pour l’accompagner dans son cheminement.


Grâce à son écoute et à son questionnement, le coach va faire prendre conscience à son client des actions à mettre en place et va ainsi lui permettre d'avancer. La bonne communication peut alors prendre tout son essor.

A l’Ecole de Coaching Holistique nous attachons beaucoup d’importance à la posture du coach lors de l’écoute et du questionnement. Nous nous sommes bien rendu compte qu’il ne suffisait pas d’être dans une relation d’aide pour bien entendre et surtout bien écouter son client.


Et l’écoute active ?


L’écoute active désigne une technique de communication développée par le psychologue américain Carl Rogers. Elle consiste à transmettre à notre interlocuteur un sentiment de sécurité et de confiance afin qu'il s'ouvre davantage. L'interlocuteur doit se sentir écouté et compris sans être jugé.


Le questionnement apparaît comme un outil privilégié de l’écoute active, car il permet de préciser, clarifier, approfondir l’échange. Le questionnement stimule la pensée et permet de rendre explicite ce qui est latent.


Pour pratiquer l'écoute active, il faut :

  • Nourrir une intention de neutralité et de bienveillance

  • Avoir une attitude d’écoute et d’ouverture

  • Poser des questions ouvertes

  • Reformuler et demander des précisons en cas de doute

  • Synthétiser le problème, les émotions et les solutions trouvées

Le coach n’est pas dans la posture du bon ami ou de la bonne copine qui dirait « moi à ta place je ferais ci, je ferais cela », car même si cela vient du cœur, ça n’aide pas vraiment l’autre. Car ce dont le client a besoin c'est de trouver SES propres solutions selon SES propres ressources.


L'ingrédient secret : le silence

Le silence représente une forme d’écoute et de questionnement un peu particulière.


Ecouter en silence pour le coach ou celui qui écoute, c’est laisser le temps à l’autre de structurer sa pensée, de descendre dans sa profondeur. Le silence est une forme de relance, qui incite la personne à en dire plus après un début de réponse ou des éléments de réponse insatisfaisants.


Faites un essai, et relancez la discussion juste avec ces mots-là : "et alors ?"

Vous verrez que la conversation loin de s’éteindre prendra de l’envergure.


Dans ces temps où chacun est plus préoccupé à exprimer et imposer ses opinions, sage est celui qui cultive l’écoute, car c’est la seule façon d'aller à la rencontre de l’autre… et de soi-même.

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