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Travailler plus longtemps : comment réinventer sa seconde partie de carrière ?

12 oct.
13 min de lecture

Pendant longtemps, nous avons imaginé la vie professionnelle comme un parcours relativement linéaire. On choisissait un métier, on développait ses compétences, on progressait dans son entreprise ou dans son secteur, puis venait le moment de la retraite. Bien sûr, cette représentation n'a jamais correspondu à toutes les trajectoires, mais elle constituait un modèle auquel beaucoup pouvaient se référer.


Aujourd'hui, cette vision paraît de moins en moins adaptée à la réalité. Les carrières s'allongent, les métiers évoluent rapidement, les organisations se transforment et les aspirations individuelles changent au fil des années. Ce qui nous convenait parfaitement à 30 ans ne correspond plus nécessairement à nos besoins, à nos capacités ou à nos priorités à 50 ou 60 ans.


En France, les débats autour de l'âge de départ à la retraite ont surtout porté sur le nombre d'années supplémentaires à travailler, les conditions d'accès aux droits et la pénibilité de certains métiers. Ces questions sont essentielles, mais elles en laissent une autre relativement peu explorée : si nous devons travailler plus longtemps, devons-nous nécessairement continuer à travailler de la même manière ?


Car derrière la question de la durée des carrières se pose celle de leur évolution. Comment rester engagé professionnellement pendant plusieurs décennies sans s'enfermer dans une identité, une organisation ou un rythme de travail qui ne nous correspondent plus ? Comment faire évoluer sa contribution professionnelle à mesure que l'expérience s'enrichit et que les priorités personnelles se transforment ?


travailler plus longtemps

L'allongement des carrières change notre rapport au travail


Lorsque la perspective de la retraite semble encore lointaine, il devient plus difficile de considérer les dernières années de carrière comme une simple période de transition à traverser. Dix ou quinze années représentent une partie importante d'une vie professionnelle, suffisamment longue pour envisager de nouveaux projets, acquérir d'autres compétences ou modifier profondément sa façon de travailler.


Cette évolution concerne particulièrement les personnes qui ont commencé leur carrière dans un environnement très différent de celui qu'elles connaissent aujourd'hui. Elles ont parfois traversé plusieurs transformations technologiques, économiques et organisationnelles, appris à utiliser de nouveaux outils, adapté leurs méthodes de travail et accompagné des changements auxquels elles n'avaient pas été préparées lors de leurs études.


L'arrivée de l'intelligence artificielle constitue une nouvelle étape de cette transformation. Certaines tâches évoluent, de nouvelles compétences deviennent nécessaires et des métiers autrefois considérés comme relativement stables voient leur contenu se modifier. Pour les professionnels expérimentés, cette évolution peut représenter une occasion d'apprendre et de renouveler leurs pratiques, mais aussi provoquer une forme de décalage entre ce qu'ils savent faire, ce qu'on attend désormais d'eux et ce qu'ils souhaitent encore accomplir.


À cela s'ajoutent les transformations personnelles qui accompagnent les différentes étapes de la vie. Les responsabilités familiales évoluent, la santé et l'énergie disponible peuvent changer, les attentes financières se précisent et la place accordée au travail n'est plus toujours la même.


L'enjeu n'est donc pas uniquement de permettre aux personnes de rester plus longtemps en emploi. Il est aussi de réfléchir aux conditions dans lesquelles elles peuvent continuer à exercer une activité professionnelle qui mobilise leurs compétences, respecte leurs contraintes et conserve un intérêt à leurs yeux.


À 50 ou 60 ans, l'expérience professionnelle ne se résume pas à un CV


L'une des particularités des carrières longues est l'accumulation d'une expérience qui dépasse largement les compétences techniques acquises dans un métier.

Au fil des années, nous développons une connaissance des situations humaines, des organisations et des relations professionnelles qu'il est difficile de transmettre uniquement par des formations théoriques. Nous apprenons à reconnaître certains problèmes avant qu'ils ne prennent de l'ampleur, à comprendre les réactions de nos interlocuteurs, à gérer des situations délicates ou à prendre du recul lorsque les circonstances deviennent complexes.


Une personne ayant travaillé vingt-cinq ans dans le management possède, par exemple, une expérience des dynamiques d'équipe, des conflits, de la motivation et des changements organisationnels. Une professionnelle de santé a développé une capacité d'écoute, d'observation et de relation avec des personnes traversant des situations parfois difficiles. Une enseignante a appris à adapter sa communication, à encourager les apprentissages et à accompagner des profils très différents.


Ces compétences ne disparaissent pas lorsque l'on quitte son métier d'origine. Elles peuvent au contraire devenir les fondations d'une autre manière de travailler.


Pourtant, beaucoup de professionnels ont du mal à reconnaître la valeur de cette expérience. Lorsqu'une compétence est devenue naturelle, on oublie parfois qu'elle a nécessité des années d'apprentissage. Ce que l'on fait avec aisance peut sembler ordinaire, alors qu'il constitue précisément une ressource précieuse pour d'autres.


Cette perspective invite à envisager la suite de sa carrière autrement, en s’appuyant sur les compétences, les connaissances et les qualités développées au fil des années pour explorer de nouvelles possibilités professionnelles, sans nécessairement repartir de zéro.


Cette distinction change profondément la manière d'envisager la suite d'une carrière. Il ne s'agit plus forcément de repartir de zéro, mais de construire une nouvelle activité à partir de ressources déjà présentes, tout en identifiant les compétences complémentaires nécessaires.


Continuer à travailler ne signifie pas conserver le même rythme


La durée du travail ne constitue qu'une dimension de la vie professionnelle. Son organisation, son intensité, son environnement et le degré d'autonomie dont nous disposons jouent également un rôle important dans la façon dont nous le vivons.


Après plusieurs décennies dans un cadre salarié, certaines personnes souhaitent continuer à exercer une activité tout en disposant d'une plus grande liberté dans leur emploi du temps. D'autres cherchent à réduire leurs déplacements, à limiter les contraintes hiérarchiques, à travailler davantage à distance ou à privilégier des missions ponctuelles plutôt qu'une présence permanente.


Il ne s'agit pas nécessairement de travailler moins par manque de motivation. Il peut s'agir de rechercher une organisation plus compatible avec les autres dimensions de sa vie.


Pour autant, changer de statut ou devenir indépendant ne garantit pas automatiquement cette liberté. Une activité entrepreneuriale comporte ses propres contraintes : trouver des clients, gérer son administration, assurer la régularité de ses revenus et apprendre à organiser son temps sans le cadre habituel d'une entreprise.


C'est pourquoi la réflexion mérite d'aller au-delà du simple choix entre salariat et indépendance. Elle peut porter sur plusieurs possibilités : faire évoluer son poste actuel, transmettre son expertise, exercer une activité complémentaire, proposer des prestations de conseil, devenir formateur ou développer progressivement une activité d'accompagnement.


Ces options ne conviennent pas à tout le monde et ne sont pas accessibles dans les mêmes conditions. Mais elles montrent qu'entre poursuivre exactement la même activité jusqu'à la retraite et quitter totalement le monde professionnel, il existe de nombreuses trajectoires intermédiaires.


La transmission pourrait-elle prendre davantage de place dans les secondes parties de carrière ?


L'expérience professionnelle prend une valeur particulière lorsqu'elle peut être partagée.


Dans de nombreuses organisations, les professionnels expérimentés jouent déjà un rôle essentiel auprès de leurs collègues : ils transmettent des savoir-faire, accompagnent les nouveaux arrivants, expliquent les usages du métier et apportent un regard différent sur les situations complexes.


Pourtant, cette contribution reste parfois informelle et insuffisamment reconnue. Elle s'ajoute aux missions habituelles sans toujours faire l'objet d'un véritable aménagement du poste ou d'une valorisation spécifique.


Avec l'allongement des carrières, la transmission pourrait devenir une composante plus importante de l'activité professionnelle. Un salarié expérimenté peut progressivement évoluer vers des fonctions de tutorat, de mentorat, de formation ou d'accompagnement, à condition que l'organisation lui en donne les moyens.


Cette évolution peut également se construire en dehors de l'entreprise. Certains professionnels souhaitent mettre leur expérience au service de personnes qui traversent des difficultés qu'ils connaissent bien : prise de responsabilités, changement professionnel, recherche d'équilibre, développement de la confiance ou adaptation à une nouvelle étape de vie.


Il existe toutefois une différence importante entre partager son expérience et accompagner quelqu'un dans son propre cheminement.


Un mentor peut s'appuyer sur son parcours pour conseiller, transmettre des repères ou faire bénéficier une personne de son expertise. Un coach adopte une posture différente : il aide son client à clarifier sa situation, à identifier ses ressources, à explorer ses possibilités et à construire ses propres réponses.

L'expérience de vie et l'expérience professionnelle constituent alors des atouts, mais elles ne suffisent pas à elles seules pour exercer le coaching.


L'accompagnement nécessite également l'apprentissage d'une posture, d'une méthodologie, d'un cadre éthique et de compétences relationnelles spécifiques.

Cette distinction est essentielle pour celles et ceux qui envisagent de faire évoluer leur carrière vers les métiers de l'accompagnement.


Les chiffres montrent que les carrières se prolongent, mais pas dans les mêmes conditions pour tous


Cette réflexion s'inscrit dans une évolution bien réelle du marché du travail français.

Selon les données publiées par la Dares en juillet 2026, 61,7 % des personnes âgées de 55 à 64 ans occupaient un emploi en 2025, contre 60,4 % en 2024. Ce taux atteint son niveau le plus élevé depuis le début des mesures en 1975.


Mais cette progression masque d'importantes différences selon l'âge. Le taux d'emploi atteint 78,8 % chez les 55-59 ans, puis descend à 44,4 % chez les 60-64 ans. La France reste également en dessous de la moyenne européenne pour l'emploi des seniors.


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Ces données rappellent une réalité importante : travailler plus longtemps n'est pas seulement une question de volonté individuelle. La santé, la pénibilité des métiers, les qualifications, les pratiques de recrutement et les possibilités d'aménagement des postes jouent un rôle déterminant dans le maintien en emploi.


La suspension partielle de la réforme des retraites, entrée en application en septembre 2026, illustre également la complexité du sujet. Le calendrier de relèvement de l'âge légal a été modifié pour certaines générations, sans faire disparaître la question de fond : comment organiser des carrières plus longues dans des conditions acceptables et durables ?


Il serait donc réducteur de présenter le changement de métier ou l'entrepreneuriat comme une solution universelle. Certaines personnes souhaitent conserver leur emploi mais auraient besoin d'un aménagement de leurs conditions de travail. D'autres rencontrent des difficultés à retrouver un poste après 55 ans, alors même qu'elles disposent d'une expérience importante. D'autres encore choisissent volontairement d'explorer une nouvelle activité.


Ces situations appellent des réponses différentes. Elles ont néanmoins un point commun : elles invitent à considérer la seconde partie de carrière comme une période qui mérite d'être pensée et accompagnée, plutôt que simplement subie.


Et si la seconde partie de carrière permettait d'exercer autrement ?


Pour certains professionnels, l'idée de changer d'activité ne naît pas d'un rejet de leur métier. Ils apprécient encore ce qu'ils font, mais ne souhaitent plus nécessairement l'exercer dans les mêmes conditions.


Une responsable des ressources humaines peut aimer accompagner les collaborateurs tout en souhaitant s'éloigner des contraintes de gestion quotidienne. Une cadre commerciale peut avoir développé un véritable intérêt pour les relations humaines, sans vouloir poursuivre indéfiniment des objectifs de vente. Une professionnelle du secteur social peut souhaiter continuer à aider les personnes tout en modifiant son cadre d'intervention.


Ces évolutions ne supposent pas toujours une rupture brutale. Elles peuvent commencer par une formation, une mission complémentaire, une activité associative, du mentorat ou l'expérimentation progressive d'un nouveau projet.

La question financière doit évidemment faire partie de cette réflexion. Une nouvelle activité peut nécessiter du temps pour trouver son public et générer des revenus réguliers. Il est donc important d'évaluer les ressources disponibles, les besoins du foyer, les investissements nécessaires et les possibilités de transition.


Mais au-delà de ces considérations pratiques, une autre question apparaît : quelle place souhaite-t-on désormais donner à son expérience, à ses compétences et à son temps ?


Pour certaines personnes, la réponse passera par un emploi différent. Pour d'autres, par une évolution de leurs responsabilités ou de leur rythme de travail. Et pour celles qui éprouvent un intérêt particulier pour les relations humaines, l'écoute et le développement des personnes, les métiers de l'accompagnement peuvent constituer une piste à explorer.


Le coaching holistique, une autre manière de mobiliser son expérience


Le coaching fait partie des activités qui peuvent intéresser des professionnels expérimentés souhaitant faire évoluer leur pratique ou développer une nouvelle activité.


Cette perspective mérite cependant d'être abordée avec discernement. Avoir traversé de nombreuses expériences, savoir écouter ou aimer conseiller les autres ne suffit pas pour devenir coach. L'exercice de ce métier nécessite d'acquérir des compétences spécifiques, de comprendre les limites de son intervention et de développer une posture professionnelle adaptée.


Le coaching holistique propose une approche qui prend en compte plusieurs dimensions de la personne : physique, émotionnelle, mentale et spirituelle, cette dernière étant notamment abordée sous l'angle des valeurs, du sens et de ce qui donne une direction à l'existence.


Cette approche globale peut présenter un intérêt particulier dans l'accompagnement des transitions professionnelles et personnelles.


Prenons l'exemple d'une personne qui envisage de modifier son activité après vingt-cinq ans de carrière. Sa réflexion ne porte généralement pas uniquement sur les compétences qu'elle pourrait mobiliser dans un nouveau métier. Elle peut également concerner son niveau d'énergie, ses contraintes familiales, ses préoccupations financières, sa confiance dans sa capacité à apprendre, ses habitudes de travail ou encore la place qu'elle souhaite accorder à ses autres activités.


Tous ces éléments interagissent et peuvent influencer ses décisions.


Un accompagnement holistique permet d'explorer cette complexité sans réduire la situation à une simple question d'orientation professionnelle. Il aide la personne à mieux comprendre son fonctionnement, à identifier les ressources dont elle dispose et à construire des changements compatibles avec sa réalité.


Le coach ne décide pas de la direction à prendre. Il accompagne un processus de réflexion et de mise en action, dans le respect de l'autonomie de son client et de son propre champ de compétences.


Pour les professionnels qui envisagent de se former à cette approche, leur expérience antérieure peut constituer une ressource intéressante. Une carrière dans le management, l'enseignement, les ressources humaines, la santé ou la relation client apporte des connaissances humaines et professionnelles qui pourront nourrir leur pratique, à condition d'apprendre à les utiliser sans projeter leurs propres solutions sur les personnes accompagnées.


Peut-on encore apprendre un nouveau métier après 50 ou 60 ans ?


L'une des difficultés rencontrées par les personnes qui envisagent une évolution professionnelle tardive tient parfois à la représentation qu'elles se font de leur capacité à apprendre.


Après plusieurs décennies d'exercice, retourner en formation peut sembler intimidant. On peut craindre de ne plus avoir les mêmes facilités de mémorisation, de rencontrer des difficultés avec les outils numériques ou de se retrouver dans un environnement pédagogique très différent de celui que l'on a connu.


Pourtant, l'apprentissage ne se limite pas à la mémorisation rapide d'informations nouvelles. Il mobilise également la capacité à établir des liens, à confronter des connaissances à des situations concrètes, à analyser des expériences et à donner du sens à ce que l'on découvre.


Or, ces ressources peuvent être particulièrement développées chez les personnes qui disposent d'un parcours professionnel riche.


Cela ne signifie pas que l'âge n'a aucune influence sur l'apprentissage. Certaines capacités cognitives évoluent au cours de la vie, et les conditions dans lesquelles nous apprenons peuvent nécessiter des adaptations. Mais ces évolutions ne rendent pas impossible l'acquisition de nouvelles compétences.


La qualité de la pédagogie, la possibilité de mettre rapidement les connaissances en pratique, le rythme de formation, les échanges avec les autres participants et l'accompagnement proposé jouent un rôle important.


Pour une personne expérimentée, apprendre un nouveau métier peut également être l'occasion de porter un regard différent sur son propre parcours. Des situations vécues depuis longtemps prennent parfois un autre sens lorsqu'elles sont éclairées par de nouvelles connaissances en psychologie, en communication ou en sciences du comportement.


L'apprentissage devient alors un processus qui associe acquisition de compétences nouvelles et réinterprétation de l'expérience passée.


Préparer la suite de sa carrière sans attendre d'être au pied du mur


Lorsque l'on évoque les transitions professionnelles, on pense souvent à des événements déclencheurs : licenciement, épuisement, conflit, problème de santé ou impossibilité de poursuivre son activité dans les mêmes conditions.


Ces situations existent et peuvent nécessiter un accompagnement spécifique. Mais elles ne devraient pas constituer les seules occasions de réfléchir à l'évolution de sa vie professionnelle.


Anticiper permet de disposer de davantage de temps pour explorer les possibilités, identifier les compétences à acquérir, rencontrer des professionnels, tester certaines activités et évaluer leur viabilité économique.


Une personne qui envisage de développer une activité de coaching, par exemple, peut commencer par découvrir le métier, échanger avec des praticiens, comprendre les exigences de la formation et réfléchir aux publics qu'elle souhaiterait accompagner. Elle peut ensuite examiner les conditions concrètes de mise en œuvre de son projet : disponibilité, financement, statut professionnel, développement commercial et niveau de revenus attendu.


Cette préparation est d'autant plus importante qu'une activité d'accompagnement ne repose pas uniquement sur la qualité de la relation avec les clients. Elle suppose aussi de construire une offre claire, de définir un positionnement, de se faire connaître et de gérer une activité professionnelle.


La perspective d'une carrière plus longue peut ainsi devenir une occasion d'anticiper, plutôt que d'attendre que les circonstances imposent une décision dans l'urgence.


Travailler plus longtemps pourrait aussi nous amener à repenser ce qu'est une carrière réussie


Pendant des décennies, la réussite professionnelle a souvent été associée à la progression hiérarchique, à l'augmentation des responsabilités ou à la stabilité dans un métier reconnu.


Ces critères conservent leur importance pour de nombreuses personnes. Mais ils ne suffisent pas toujours à rendre compte de la diversité des aspirations au cours d'une vie.


À certaines étapes, réussir peut signifier développer son expertise ou prendre la direction d'une équipe. À d'autres, cela peut consister à transmettre ses connaissances, disposer de davantage d'autonomie, préserver sa santé ou continuer à exercer une activité intellectuellement stimulante sans rechercher de nouvelles responsabilités hiérarchiques.


Ces différentes formes de réussite ne sont pas incompatibles. Elles peuvent se succéder au fil d'une même carrière.


Cette perspective invite également les entreprises à revoir leur manière de considérer les professionnels expérimentés. Plutôt que d'associer systématiquement l'avancée en âge à la fin d'une trajectoire, elles pourraient davantage reconnaître la diversité des contributions possibles : expertise, transmission, accompagnement, coordination, conseil ou formation.


À l'échelle individuelle, elle ouvre une réflexion sur la possibilité de construire une vie professionnelle composée de plusieurs étapes, chacune correspondant à des besoins et à des possibilités différentes.


L'allongement des carrières ne deviendra une évolution positive que si les personnes disposent réellement de marges de manœuvre pour adapter leur activité. Cela suppose des politiques d'emploi, de formation et de santé au travail adaptées, mais aussi une évolution du regard porté sur l'âge et sur la valeur de l'expérience.


Et si l'enjeu n'était plus de faire durer sa carrière, mais de lui permettre d'évoluer ?


Travailler plus longtemps ne devrait pas nécessairement signifier reproduire pendant davantage d'années les mêmes gestes, les mêmes responsabilités et les mêmes rythmes.


Nos compétences se développent, nos besoins changent, nos centres d'intérêt évoluent et les possibilités professionnelles se transforment. Il paraît donc naturel que notre manière de travailler puisse, elle aussi, connaître plusieurs étapes.


Certaines personnes souhaiteront poursuivre leur métier aussi longtemps que possible. D'autres auront besoin d'en modifier les conditions d'exercice. D'autres encore choisiront de mettre leur expérience au service d'une activité différente, parfois tournée vers la transmission ou l'accompagnement.


Il n'existe pas de modèle unique de seconde partie de carrière. La situation économique, la santé, les obligations personnelles et les opportunités disponibles influencent fortement les choix possibles.


Mais une idée mérite peut-être davantage de place dans les débats sur l'avenir du travail : l'expérience acquise au fil des années n'est pas seulement ce qui nous permet de continuer à exercer notre métier. Elle peut aussi nous donner les moyens d'en inventer une autre manière.


À condition de reconnaître sa valeur, de continuer à apprendre et de disposer du temps nécessaire pour préparer les changements.


Se former au coaching holistique pour donner une nouvelle dimension à son parcours professionnel


Pour les personnes qui souhaitent mettre leurs compétences et leur expérience au service de l'accompagnement, l'École de Coaching Holistique propose une formation professionnelle permettant d'acquérir les fondamentaux du métier de coach et de développer une approche globale de la personne.


Le parcours Devenir Coach Holistique, d'une durée de 248 heures, associe enseignements théoriques, découverte d'outils, mises en pratique, supervisions et accompagnement à la création d'activité.


Il s'adresse notamment aux personnes qui envisagent une nouvelle orientation professionnelle, mais également aux professionnels souhaitant enrichir leurs compétences et faire évoluer leur pratique actuelle.


La formation permet de développer une posture de coach, d'apprendre à accompagner les personnes dans leurs objectifs et leurs transitions, et d'intégrer les dimensions physique, émotionnelle, mentale et spirituelle dans une démarche structurée.


Elle comprend également un volet consacré à la création et au développement d'une activité professionnelle, afin de permettre aux futurs coachs d'aborder les aspects concrets de leur projet.


Prochaine session : du 5 novembre au 18 décembre 2026, entièrement à distance.

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