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D’où viennent nos résistances au changement ?

  • Photo du rédacteur: Emilie
    Emilie
  • il y a 3 jours
  • 14 min de lecture
Femme expérimentée en réflexion sur une reconversion professionnelle pour devenir coach

Nous avons parfois une idée très claire de ce que nous voudrions changer. Nous savons qu’une situation professionnelle ne nous convient plus, qu’une relation nous épuise, qu’une habitude nous fait du mal ou qu’une décision devrait être prise depuis longtemps. On peut avoir analysé le problème sous tous les angles, demandé conseil, lu des livres, commencé un accompagnement et même établi précisément les étapes à suivre. Pourtant, au moment d’agir, quelque chose bloque.


Alors on repousse le passage à l'action. On trouve d’excellentes raisons d’attendre. O reprend une ancienne habitude quelques jours après avoir décidé d’en changer. Dans d’autres situations, la réaction est plus physique : une boule au ventre apparaît, le sommeil se dégrade, la tension monte ou une fatigue inhabituelle survient précisément au moment où il faudrait avancer.


On peut appeler ça de la procrastination, un manque de volonté, une peur de sortir de sa zone de confort ou parfois même de l’autosabotage. Ces mots décrivent quelque chose de notre expérience, mais ils n’expliquent pas nécessairement ce qu'il se passe.


Pourquoi résistons-nous parfois à un changement que nous avons pourtant choisi ? Pourquoi notre mental peut-il nous conduire dans une direction tandis qu’une autre partie de nous semble tirer dans le sens opposé ? Et surtout, faut-il vraiment considérer toute résistance comme un obstacle qu’il faudrait parvenir à supprimer ?


Vouloir changer ne signifie pas que tout notre organisme est prêt à changer


Nous avons tendance à penser le changement comme une décision consciente qui dépend uniquement de notre mental et de notre volonté. Nous évaluons une situation, identifions ce qui ne fonctionne plus, imaginons une alternative puis décidons d'agir. Ce raisonnement paraît logique. Pourtant, une décision ne se prend jamais dans un cerveau isolé de son histoire, de ses émotions et de son corps.


Notre comportement résulte d’un ensemble de mécanismes beaucoup plus complexes. Le cerveau utilise continuellement les expériences passées pour anticiper ce qui risque de se produire. Il repère des régularités, construit des prédictions et ajuste notre comportement en conséquence. Cette capacité est indispensable. Sans elle, chaque situation devrait être analysée comme si nous la rencontrions pour la première fois.


Ce fonctionnement permet également de comprendre pourquoi la nouveauté peut être inconfortable. Une situation connue, même imparfaite, possède un avantage considérable : nous savons à peu près comment elle fonctionne. Nous connaissons les règles, les conséquences probables et les comportements qui nous permettent de nous y adapter. Une situation nouvelle introduit davantage d'incertitude.


Prenons quelqu’un qui envisage de quitter un emploi devenu profondément insatisfaisant. Rester représente un coût bien réel : ennui, fatigue, frustration, perte de sens. Pourtant, cette vie professionnelle reste prévisible. Le salaire arrive chaque mois, les collègues sont connus, les compétences nécessaires sont maîtrisées. Partir ouvre au contraire une multitude de questions auxquelles il n’existe encore aucune réponse. Vais-je réussir ? Trouver un autre emploi ? Regretter mon choix ? Être à la hauteur ?


Le conflit ne se situe donc pas simplement entre « vouloir changer » et « ne pas avoir assez de courage ». Il oppose parfois deux besoins parfaitement légitimes : le besoin d’évolution et le besoin de sécurité.


Nos résistances ont une histoire


Une réaction qui paraît disproportionnée aujourd’hui devient parfois beaucoup plus compréhensible lorsqu’on s’intéresse à la manière dont elle s’est construite.


Imaginons une personne qui éprouve énormément de difficultés à dire non. Elle sait qu’elle accepte trop de choses, qu’elle se surcharge et qu’elle finit régulièrement épuisée ou irritée. Elle a peut-être même travaillé sur l’affirmation de soi et sait parfaitement formuler un refus. Pourtant, lorsqu’une personne importante lui demande quelque chose, le « oui » sort presque automatiquement.


Pourquoi ?


Parce que dire non n’est peut-être pas simplement associé, pour elle, au fait de refuser une demande. Au cours de son histoire, le désaccord a pu être associé au conflit, au rejet, à la colère ou à la peur de décevoir. Son comportement actuel possède alors une cohérence que l’on ne voit pas si l’on se contente de regarder la situation présente.


Il en va de même pour de nombreuses résistances. Une personne qui refuse systématiquement de déléguer peut avoir appris qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même. Une autre peut éviter de prendre la parole parce que l’exposition au regard des autres a longtemps été associée à l’humiliation. Une troisième peut saboter inconsciemment ses réussites parce qu’être visible a autrefois eu un coût relationnel.


Cela ne signifie évidemment pas que chaque résistance trouve son origine dans une blessure ancienne ou un événement traumatique. Nos comportements résultent de multiples facteurs. Mais cela invite à remplacer une question souvent culpabilisante, « Pourquoi est-ce que je fais encore ça ? », par une autre, beaucoup plus féconde : « À quoi ce comportement peut-il me servir ? »


Cette nuance change profondément le regard que nous portons sur nous-mêmes.


Une résistance peut être devenue inutile sans être absurde


Un comportement peut avoir été extrêmement adapté dans un contexte et devenir encombrant dans un autre.


L’enfant qui apprend à se faire discret dans un environnement conflictuel développe peut-être une excellente stratégie pour éviter certaines tensions. L’adulte qu’il devient peut cependant continuer à s’effacer dans des situations où il pourrait désormais exprimer son désaccord sans danger réel.


De la même manière, l’hypervigilance peut avoir permis d’anticiper les réactions imprévisibles d’un entourage. Le contrôle peut avoir procuré un sentiment de stabilité dans une période chaotique. Le perfectionnisme peut avoir été associé à la reconnaissance. L’évitement peut avoir permis de réduire temporairement une anxiété trop intense.


Le problème apparaît lorsque le cerveau continue à appliquer une stratégie ancienne à un environnement qui a changé.


C’est l’un des paradoxes de nombreuses résistances au changement : ce qui nous empêche aujourd’hui d’avancer a parfois été, à un autre moment, une manière efficace de nous adapter.


Comprendre cette fonction ne signifie pas qu’il faille conserver le comportement. Cela permet en revanche de ne plus le considérer uniquement comme un ennemi intérieur qu’il faudrait vaincre.


Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours


Nous pouvons toutefois rencontrer une difficulté supplémentaire. Il arrive que nous comprenions parfaitement l’origine d’un comportement et que cette compréhension ne suffise pas à le modifier.


Une personne peut savoir pourquoi elle craint le conflit et continuer à perdre ses moyens lorsqu’une discussion devient tendue. Elle peut comprendre son perfectionnisme et ressentir malgré tout une forte anxiété lorsqu’elle doit rendre un travail imparfait. Elle peut identifier précisément les raisons de son besoin de contrôle et continuer à éprouver une tension considérable lorsqu’elle doit laisser quelqu’un d’autre décider.


Cette expérience est parfois particulièrement décourageante. Après avoir beaucoup travaillé sur soi, on peut finir par penser : « Je sais tout cela. Pourquoi est-ce que je réagis encore comme ça ? »


Parce que la compréhension intellectuelle et la modification d’une réponse automatique ne relèvent pas exactement des mêmes processus.


Nos réactions émotionnelles et physiologiques peuvent se déclencher extrêmement rapidement. Le rythme cardiaque change, la respiration se modifie, les muscles se tendent, l’attention se focalise. Nous pouvons ensuite interpréter consciemment ce qui vient de se produire, mais une partie de la réponse est déjà engagée.


C’est ici que l’étude du système nerveux autonome apporte une dimension particulièrement intéressante à la compréhension du changement.


Et si certaines résistances étaient aussi des réponses du système nerveux ?


Le système nerveux autonome participe continuellement à l’adaptation de l’organisme. Il contribue notamment à ajuster notre niveau d’activation en fonction de ce que notre cerveau et notre corps perçoivent de l’environnement.


Face à une situation considérée comme suffisamment sûre, nous pouvons généralement mobiliser plus facilement certaines ressources : réfléchir avec nuance, entrer en relation, explorer, apprendre, prendre du recul ou essayer quelque chose de nouveau.


Lorsque la menace perçue augmente, notre fonctionnement change. L’attention peut devenir plus étroite, l’organisme se prépare davantage à l’action et certaines réponses défensives prennent le dessus. Selon les situations et les individus, cela peut se traduire par de l’agitation, une envie de fuir, une forte tension, de l’irritabilité ou au contraire une forme d’immobilisation et de retrait.


Cette lecture permet de comprendre certaines expériences déroutantes que nous vivons. Pourquoi une personne particulièrement éloquente peut-elle soudain ne plus trouver ses mots face à une figure d’autorité ? Pourquoi quelqu’un qui avait préparé pendant plusieurs jours une conversation importante peut-il finalement renoncer à parler ? Pourquoi une décision paraît-elle évidente le soir dans son canapé et beaucoup plus menaçante lorsqu’il faut réellement passer à l’action ?


En fait le contexte physiologique dans lequel nous essayons de changer a beaucoup d'importance.


Cela ne signifie pas que le système nerveux « décide à notre place », ni que toutes nos difficultés s’expliquent par lui. Ce serait remplacer une simplification psychologique par une simplification biologique. Mais ignorer cette dimension revient également à laisser de côté une partie importante de l’expérience humaine.


La théorie polyvagale propose une autre lecture de la sécurité


C’est dans ce contexte que la théorie polyvagale, développée par Stephen Porges, a suscité un intérêt important dans les domaines de la psychothérapie, du trauma et de l’accompagnement.


Elle propose notamment d’examiner la manière dont notre organisme évalue continuellement les indices de sécurité et de menace présents dans l’environnement. Porges a utilisé le terme de « neuroception » pour décrire cette détection qui peut se produire sans analyse consciente.


Cette grille de lecture permet de poser une question particulièrement intéressante face à certaines résistances : la personne ne veut-elle réellement pas changer, ou une partie de son organisme interprète-t-elle ce changement comme insuffisamment sûr ?


La distinction est importante.


Changer de travail peut signifier perdre une sécurité financière. Poser une limite peut faire craindre une rupture relationnelle. Prendre la parole peut exposer au jugement. Réussir peut rendre plus visible. Se reposer peut même devenir inconfortable pour quelqu’un habitué depuis des années à fonctionner dans un état de forte activation.


Le changement souhaité consciemment peut donc simultanément être associé à une menace sur un autre plan.


La théorie polyvagale fait néanmoins l’objet de discussions scientifiques, notamment concernant certains mécanismes neuroanatomiques proposés dans sa formulation initiale. Il est donc plus juste de la considérer comme une grille de lecture clinique et psychoéducative intéressante que comme une explication unique et définitivement établie de nos comportements.


Cette prudence n’enlève rien à une idée essentielle pour l’accompagnement : nous ne pouvons pas comprendre une résistance uniquement à partir de ce que la personne pense. Nous devons aussi nous intéresser à ce qu’elle ressent et à ce que son organisme semble anticiper pour assurer sa sécurité.


Ce que cette compréhension change dans l’accompagnement


Pour un coach, cette perspective peut profondément modifier la manière d’interpréter certaines situations.


Un coaché définit un objectif précis pendant la séance. Il semble motivé, comprend parfaitement les étapes nécessaires et affirme qu’il va passer à l’action. La semaine suivante, rien n’a été fait.


La tentation est grande de chercher immédiatement un manque de motivation, une croyance limitante ou un problème d’engagement. Ces hypothèses peuvent être pertinentes. Mais elles ne sont pas les seules.


Que se passe-t-il lorsque cette personne imagine réellement l’action ? Que ressent-elle dans son corps ? À quel moment précis la résistance apparaît-elle ? Qu’anticipe-t-elle ? Que pourrait-elle perdre en changeant ? Quelle forme de sécurité son comportement actuel lui procure-t-il ?


Ces questions ne dispensent pas d’un travail cognitif. Elles le complètent.


Elles permettent surtout de sortir d’une vision parfois trop mécanique du changement dans laquelle il suffirait d’identifier un objectif, de lever quelques croyances et de construire un plan d’action.


L’être humain est bien plus complexe.


Une résistance n’est pas formcément quelque chose à combattre


Nous cherchons souvent à « lever » les résistances. L’expression elle-même mérite d’être interrogée.


Si une résistance possède une fonction de protection, essayer de la supprimer sans comprendre ce qu’elle protège risque de créer une lutte intérieure supplémentaire. La personne sait déjà qu’elle devrait changer. Lui expliquer encore davantage pourquoi elle devrait le faire n’apporte pas nécessairement la sécurité dont elle a besoin pour y parvenir.


Il est plus intéressant d’écouter ce que la résistance raconte.


Qu’est-ce qui devient menaçant dans ce changement ? Quelle conséquence est anticipée ? Quelle ancienne stratégie cherche encore à remplir sa fonction ? De quoi la personne aurait-elle besoin pour pouvoir expérimenter une réponse différente sans se sentir débordée ?


Le changement ne consiste alors plus seulement à pousser davantage dans la direction souhaitée. Il consiste aussi à créer les conditions dans lesquelles une autre réponse devient progressivement possible.


C’est une différence importante, notamment dans les métiers de l’accompagnement.


Apprendre à regarder derrière le comportement


Un coach rencontre régulièrement des personnes qui procrastinent, contrôlent, évitent, se figent, abandonnent, s’épuisent ou reproduisent des comportements qu’elles disent pourtant vouloir changer.


Savoir entendre ce qu’elles racontent est indispensable. Savoir observer ce qui se joue derrière leurs mots va apporter une profondeur supplémentaire à l’accompagnement.


C’est précisément l’objectif de la formation TPV Holistique 4D® proposée par l’École de Coaching Holistique. Elle permet aux professionnel·les de l’accompagnement d’intégrer à leur pratique une lecture du système nerveux autonome inspirée de la théorie polyvagale et articulée aux quatre dimensions de l’approche holistique.


L’enjeu n’est pas d’étiqueter chaque comportement ni de chercher une explication physiologique à toutes les difficultés. Il s’agit d’apprendre à repérer certains états, à mieux comprendre les réponses de protection et à adapter sa posture et ses outils à ce que la personne est réellement en mesure de mobiliser à un moment donné.


Car derrière un « je n’y arrive pas », il n’y a pas toujours un manque de volonté.


Il y a parfois une question plus intéressante à explorer : qu’est-ce qui, dans ce changement, ne paraît pas encore suffisamment sûr ?


Apprendre à regarder derrière le comportement


Comprendre les mécanismes qui sous-tendent nos résistances change progressivement la manière dont nous regardons certains comportements. Ce que nous interprétions comme un manque de volonté, une incapacité à lâcher prise, une tendance excessive au contrôle ou une difficulté à passer à l’action peut parfois être envisagé autrement. Non pas pour tout expliquer par le système nerveux, mais pour ajouter une dimension souvent négligée à la compréhension de ce que nous vivons.


Cette lecture est d’abord intéressante pour soi. Lorsque nous apprenons à observer nos propres réactions, nous pouvons commencer à repérer ce qui se passe avant même que le comportement automatique ne prenne toute la place. Une modification de la respiration, une tension qui apparaît dans le corps, une accélération des pensées, une envie soudaine de fuir une situation ou, au contraire, cette impression de ne plus avoir accès à son énergie habituelle deviennent autant d’informations sur notre état intérieur. Peu à peu, la question « Pourquoi est-ce que je réagis encore comme ça ? » peut laisser place à une interrogation plus précise : « Qu’est-ce qui est en train de se passer en moi ? »


Cette compréhension peut également modifier notre regard sur les réactions de notre entourage. Une personne qui se ferme au cours d’une discussion n’est pas nécessairement indifférente. Quelqu’un qui devient très agité face à un imprévu ne manque pas forcément de maîtrise de soi. Un proche qui évite systématiquement certains sujets peut chercher, consciemment ou non, à se protéger de ce qu’ils déclenchent en lui. Comprendre le rôle du système nerveux ne consiste évidemment ni à excuser tous les comportements ni à interpréter l’autre à sa place. Cela permet simplement d’introduire davantage de nuances dans notre manière de comprendre ce qui se joue dans une relation.


Pour les coachs et les professionnel·les de l’accompagnement, cette grille de lecture ouvre une autre perspective. Face à une personne qui procrastine, contrôle, évite, se fige, abandonne ou reproduit un comportement qu’elle souhaite pourtant changer, il devient possible de ne plus regarder uniquement ce qu’elle pense ou ce qu’elle dit vouloir. L’observation porte également sur son état, sur les réactions qui apparaissent lorsqu’elle envisage le changement et sur les ressources auxquelles elle peut réellement accéder à ce moment-là.


TPV Holistique 4D® : comprendre le système nerveux dans toutes les dimensions de l’être humain


C’est à partir de cette vision qu’a été conçue la formation TPV Holistique 4D® de l’École de Coaching Holistique. Elle propose de découvrir la théorie polyvagale et le fonctionnement du système nerveux autonome en les intégrant à une lecture plus globale de l’être humain. Car une réaction au stress ne se manifeste jamais uniquement dans le corps. Elle peut modifier simultanément notre état émotionnel, notre manière de penser, notre capacité à entrer en relation et parfois même notre perception de ce qui a du sens pour nous.


L’approche TPV Holistique 4D® met ainsi en relation les quatre dimensions physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. L’objectif n’est pas d’utiliser la théorie polyvagale comme une nouvelle grille permettant d’expliquer tous les comportements, mais d’apprendre à reconnaître ce qu’elle peut apporter à la compréhension d’une situation et à la manière d’y répondre.


La formation est ouverte aux professionnel·les de l’accompagnement, mais elle s’adresse également à toutes celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre leur propre fonctionnement face au stress, identifier leurs réactions automatiques et disposer de nouvelles clés pour comprendre les comportements de leur entourage.


Ce que vous allez apprendre pendant la formation


La formation se déroule à distance et en direct sur deux journées, soit 12 heures de formation. La première partie permet de comprendre le fonctionnement du système nerveux autonome et les fondements de la théorie polyvagale. Vous apprenez à reconnaître les différents états associés à la mobilisation, à la sécurité ou au repli et à observer leurs manifestations dans les quatre dimensions de l’être humain.


Cette compréhension devient ensuite très concrète. Vous apprenez à identifier vos propres réactions face au stress, à repérer ce qui peut déclencher un changement d’état et à mieux comprendre pourquoi vous ne réagissez pas de la même manière selon les situations. Des exercices permettent d’expérimenter différentes ressources de régulation et de travailler la flexibilité, c’est-à-dire la capacité à ne pas rester durablement enfermé dans un même mode de réponse.


La seconde partie approfondit la compréhension des interactions avec les autres. Vous apprenez à observer certains signes pouvant renseigner sur l’état d’une personne, à comprendre comment deux systèmes nerveux peuvent s’influencer dans une relation et à ajuster votre manière d’entrer en interaction. Pour les professionnel·les de l’accompagnement, ce travail permet également d’interroger la posture du coach et le choix des outils. Un exercice pertinent sur le papier ne l’est pas nécessairement au même moment pour toutes les personnes. Les études de cas permettent précisément d’apprendre à raisonner à partir de situations concrètes.


Mieux se comprendre pour retrouver davantage de choix


L’un des premiers bénéfices de cette formation concerne donc la relation à soi. Il ne s’agit pas d’apprendre à rester calme en permanence, ni de chercher à supprimer les réactions de stress. Ces réactions appartiennent au fonctionnement normal de notre organisme et peuvent être parfaitement adaptées à certaines situations. L’enjeu consiste plutôt à apprendre à reconnaître plus rapidement l’état dans lequel nous nous trouvons et à comprendre ce qui peut nous aider à retrouver davantage de souplesse.


Cette connaissance permet aussi de porter un regard différent sur certaines réactions qui nous agacent, nous culpabilisent ou nous font souffrir. Le besoin de tout contrôler, la difficulté à ralentir, la tendance à éviter certaines situations ou l’impression de perdre ses moyens ne disparaissent pas parce que nous leur donnons une explication. Mais comprendre ce qui se passe permet de ne plus les aborder uniquement sous l’angle du défaut personnel. Nous pouvons alors commencer à chercher ce dont notre système a besoin pour pouvoir répondre autrement.


Mieux comprendre les autres sans interpréter à leur place


La formation apporte également des clés précieuses pour les relations familiales, amicales ou professionnelles. Nous avons tous connu des situations dans lesquelles la réaction de quelqu’un nous paraissait disproportionnée ou incompréhensible. Nous avons peut-être essayé de raisonner cette personne, de la rassurer ou de lui expliquer qu’elle n’avait « aucune raison » de réagir ainsi, sans parvenir à modifier ce qu’elle ressentait.


Comprendre le fonctionnement du système nerveux aide à saisir pourquoi un argument rationnel ne suffit pas toujours lorsque l’organisme perçoit une menace. Cela permet aussi de mieux ajuster notre communication, de repérer les moments où poursuivre une discussion risque d’accentuer la réaction et ceux où la relation peut au contraire devenir une ressource de sécurité.


Cette compréhension ne donne pas accès à ce qui se passe réellement dans l’autre et ne remplace jamais son propre ressenti. Elle offre simplement une grille supplémentaire pour sortir des interprétations immédiates et mieux comprendre la complexité des réactions humaines.


Pour les coachs, une nouvelle manière d’aborder les résistances au changement


Pour les coachs et les autres professionnel·les de l’accompagnement, l’enjeu va encore plus loin. La théorie polyvagale permet d’interroger autrement certaines situations dans lesquelles les outils habituels semblent ne plus fonctionner.


Un coaché peut parfaitement comprendre son objectif, avoir identifié ses croyances limitantes et être sincèrement motivé sans parvenir à mettre en œuvre ce qui a été décidé en séance. Dans cette situation, multiplier les objectifs ou chercher à renforcer encore sa motivation n’est pas nécessairement la seule voie possible. Observer ce qui se passe lorsqu’il envisage concrètement le changement peut fournir des informations beaucoup plus utiles.


La formation TPV Holistique 4D® permet ainsi d’enrichir sa posture, de mieux repérer certaines réponses de protection et d’adapter ses outils à l’état et aux ressources disponibles chez la personne accompagnée. Elle apporte une dimension physiologique à l’accompagnement sans le réduire uniquement à ça, puisque cette lecture reste articulée aux dimensions émotionnelle, mentale et spirituelle.


Comprendre ce qui résiste avant de chercher à le faire disparaître


C’est finalement le fil conducteur qui relie la formation à la question posée au début de notre article. Nous cherchons souvent à changer nos comportements en intervenant directement sur ce qui est visible. Nous voulons arrêter de procrastiner, lâcher prise, moins contrôler, oser davantage ou ne plus nous figer dans certaines situations.


La théorie polyvagale invite à déplacer légèrement le regard. Avant de chercher à supprimer la réaction, elle nous permet de nous demander ce qui se passe lorsque cette réaction apparaît, ce que notre organisme semble avoir détecté et quelles ressources pourraient lui permettre de retrouver davantage de sécurité et de flexibilité.


C’est ce changement de perspective que propose d’explorer la formation TPV Holistique 4D®, que votre objectif soit de mieux comprendre votre propre fonctionnement et celui de votre entourage ou d’enrichir votre pratique professionnelle de l’accompagnement.


Vous souhaitez en savoir plus sur la formation ? Découvrez le programme et les prochaines dates de la formation TPV Holistique 4D®

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