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Vous aimez aider les autres : mais est-ce suffisant pour devenir coach ?

il y a 1 heure
9 min de lecture

Certaines personnes semblent naturellement devenir celles vers lesquelles les autres se tournent lorsqu’ils traversent une difficulté. On vient leur parler d’un problème professionnel, d’une décision à prendre, d’une relation compliquée ou d’une période de doute. Elles écoutent, rassurent, cherchent des solutions et éprouvent souvent une réelle satisfaction lorsqu’elles sentent qu’elles ont pu être utiles.


Au moment d’une reconversion professionnelle, cette disposition peut faire émerger une idée : et si je devenais coach ?


L’envie d’aider constitue certainement un point de départ intéressant pour exercer un métier d’accompagnement. Mais elle ne suffit pas à faire un coach. Elle peut même, lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une posture professionnelle adaptée, conduire à faire exactement l’inverse de ce que le coaching cherche à produire.

Car coacher ne consiste pas à résoudre les problèmes des autres. Il s’agit de créer les conditions qui leur permettront progressivement de mieux comprendre leur situation, de mobiliser leurs propres ressources et de construire leurs propres réponses.


Cette différence peut sembler subtile. Elle change pourtant profondément la manière d’accompagner.


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Aimer aider les autres : une motivation fréquente pour devenir coach


Lorsqu’on interroge une personne qui envisage de se reconvertir dans le coaching sur les raisons de son projet, l’envie d’aider les autres apparaît souvent très rapidement.


Cette motivation est parfaitement compréhensible. Choisir un métier d’accompagnement suppose généralement un intérêt pour l’humain, une sensibilité à ce que vivent les autres et l’envie de contribuer positivement à leur évolution.


Elle peut aussi s’inscrire dans une histoire personnelle ou professionnelle plus longue. Certaines personnes ont exercé pendant vingt ou trente ans des fonctions dans lesquelles elles ont accompagné des collaborateurs, formé des équipes, géré des situations humaines complexes, conseillé des clients ou soutenu des proches. Avec le temps, elles réalisent parfois que cette dimension relationnelle était précisément celle qui leur apportait le plus de satisfaction.


L’idée de devenir coach ne surgit donc pas nécessairement de nulle part. Elle peut constituer la continuité d’une manière d’être et de compétences développées progressivement au fil de l’expérience.


Mais entre aimer aider et savoir accompagner professionnellement, il existe une différence essentielle : la posture.


Le premier piège : vouloir trouver la solution à la place de l’autre


Lorsque quelqu’un nous expose un problème, notre cerveau cherche spontanément des solutions. Nous rapprochons ce que nous entendons de nos propres expériences, formulons des hypothèses et imaginons ce que nous ferions à sa place.


Dans une relation personnelle, cette réaction est courante. Un ami nous explique qu’il hésite à quitter son emploi et nous lui donnons notre avis. Un proche rencontre une difficulté et nous cherchons à le rassurer ou à lui proposer une solution.

Le coaching repose sur une logique différente.


Le coach peut évidemment percevoir des pistes, formuler des hypothèses et mobiliser son expérience. Mais son rôle n’est pas de décider quelle serait la meilleure solution pour son client. Une réponse qui semble évidente au coach peut être totalement inadaptée aux valeurs, aux besoins, aux contraintes ou au fonctionnement de la personne qu’il accompagne.


La compétence consiste alors moins à avoir la bonne réponse qu’à savoir créer les conditions permettant à l’autre de construire la sienne.


Cela demande notamment de questionner, de reformuler, d’aider la personne à changer de perspective, à identifier ses ressources et parfois à observer les contradictions entre ce qu’elle dit vouloir et ce qu’elle met réellement en place.

Pour quelqu’un qui aime profondément aider, cette posture peut demander un véritable apprentissage. Il faut parfois accepter de ne pas intervenir immédiatement, de ne pas combler les silences et de ne pas apporter une solution simplement parce qu’on pense l’avoir trouvée.


Écouter ne signifie pas seulement laisser parler


Beaucoup de personnes qui envisagent le coaching se décrivent comme ayant une bonne capacité d’écoute. Leur entourage se confie facilement à elles et elles savent créer un climat dans lequel la parole semble naturelle.

C’est incontestablement une qualité précieuse. Mais l’écoute professionnelle va plus loin.


Le coach n’écoute pas uniquement le contenu d’un récit. Il cherche également à repérer la manière dont la personne construit ce récit : les mots qu’elle utilise, les croyances qui apparaissent, les généralisations, les contradictions, les émotions, les évitements ou les changements de posture qui accompagnent certains sujets.


Une personne peut par exemple affirmer qu’elle souhaite profondément changer de travail tout en expliquant, quelques minutes plus tard, pourquoi chacune des possibilités qui s’offrent à elle est impossible. L’enjeu n’est alors pas simplement d’écouter son souhait de reconversion, mais de l’aider à observer ce qui se joue entre son désir de changement et les mécanismes qui l’empêchent d’avancer.


Cette qualité d’écoute demande de la présence, mais aussi de la méthode. Elle suppose surtout de parvenir à rester suffisamment disponible à l’expérience de l’autre sans projeter immédiatement sa propre histoire sur ce qu’il raconte.


Comprendre l’autre sans croire que l’on sait ce qu’il ressent


L’empathie est souvent associée aux métiers de l’accompagnement. À juste titre : il serait difficile de coacher sans être capable de percevoir et de comprendre ce que peut vivre une autre personne.


Mais là encore, une nuance est essentielle.


Avoir vécu une expérience similaire à celle d’un client peut faciliter la compréhension de certaines dimensions de sa situation, mais cela ne signifie jamais que les deux personnes la vivent de la même manière.


Deux femmes qui se reconvertissent à 50 ans peuvent avoir le même âge, une situation professionnelle comparable et pourtant vivre cette transition de façon radicalement différente. L’une peut ressentir un immense soulagement, l’autre une perte de repères. L’une peut rechercher davantage de liberté, l’autre avoir surtout besoin de sécurité.


Le coach doit donc pouvoir mobiliser son empathie sans transformer son expérience personnelle en grille de lecture universelle.


Cette capacité est particulièrement importante lorsque l’on envisage le coaching après une expérience de vie riche. L’âge et le parcours professionnel constituent de véritables ressources, mais leur valeur ne réside pas dans le fait d’avoir déjà vécu toutes les situations rencontrées par les clients. Ils peuvent surtout permettre de développer davantage de recul, de nuance et de compréhension de la complexité humaine.


Être bienveillant ne signifie pas toujours rassurer


Lorsque nous souhaitons aider quelqu’un, nous avons souvent envie de diminuer son inconfort. Nous pouvons chercher à rassurer, relativiser une difficulté ou rappeler à la personne toutes les raisons pour lesquelles elle devrait avoir confiance en elle.


Le coaching ne consiste pourtant pas uniquement à créer un espace confortable.

Il arrive qu’un accompagnement devienne particulièrement utile lorsqu’il permet à une personne de regarder ce qu’elle évitait jusque-là. Une contradiction, une croyance limitante, un comportement répétitif ou un décalage entre ses intentions et ses actes peuvent nécessiter d’être mis en lumière.


La bienveillance professionnelle ne consiste donc pas à approuver systématiquement le client ni à le protéger de toute forme d’inconfort. Elle consiste à créer une relation suffisamment sécurisante pour qu’il puisse explorer certaines zones plus difficiles sans se sentir jugé.


Un coach doit ainsi être capable de soutenir tout en confrontant parfois, avec discernement et respect.


Savoir accompagner sans devenir indispensable


Il existe un autre paradoxe dans les métiers d’accompagnement : plus le coach fait correctement son travail, moins son client devrait avoir besoin de lui.


Le coaching vise le développement de l’autonomie. Le client doit progressivement devenir capable de mobiliser ses ressources, de prendre ses décisions et de mettre en œuvre ses propres stratégies sans dépendre de son coach.

Cette posture peut être particulièrement exigeante pour les personnes qui construisent une partie de leur sentiment d’utilité dans le fait d’être sollicitées par les autres.


Aider professionnellement suppose donc aussi de s’interroger sur son propre rapport à l’aide. Est-ce que je peux être satisfait de voir une personne devenir autonome ? Est-ce que je peux accepter qu’elle fasse un choix différent de celui que j’aurais fait ? Est-ce que je peux l’accompagner sans avoir besoin qu’elle suive mes conseils pour avoir le sentiment d’avoir été utile ?


Ces interrogations ne constituent pas un test auquel il faudrait déjà savoir répondre parfaitement avant de commencer une formation. Elles font partie du travail de posture nécessaire pour passer d’une disposition naturelle à aider à une véritable compétence d’accompagnement.


Être curieux du fonctionnement humain


Les personnes qui s’épanouissent dans le coaching ont souvent un point commun : elles sont profondément curieuses de l’être humain.


Elles cherchent à comprendre pourquoi deux personnes peuvent réagir très différemment à une même situation, comment se construisent certaines croyances, pourquoi nous répétons parfois des comportements dont nous savons pourtant qu’ils ne nous conviennent plus ou encore ce qui permet à une personne de retrouver une capacité d’action après une période de blocage.


Cette curiosité est particulièrement importante dans une approche holistique.

Un comportement ne s’explique pas nécessairement par une seule cause. Ce que vit une personne peut être influencé simultanément par son état physique, ses émotions, ses représentations mentales, ses relations, son environnement et le sens qu’elle donne à son expérience.


Devenir coach implique donc d’accepter la complexité plutôt que de chercher systématiquement une explication simple à chaque difficulté.


Accepter de continuer à apprendre sur soi


On imagine parfois qu’une formation de coach consiste essentiellement à apprendre des techniques que l’on appliquera ensuite à ses clients.

La réalité est plus exigeante.


Apprendre à accompagner les autres confronte nécessairement à sa propre manière de fonctionner. Certaines situations peuvent réveiller des émotions, des jugements ou des expériences personnelles. Certains profils de clients peuvent nous toucher davantage que d’autres. Certaines problématiques peuvent faire écho à notre propre histoire.


Développer une posture professionnelle suppose progressivement d’apprendre à identifier ces mouvements intérieurs afin qu’ils n'envahissent pas la relation d’accompagnement.


La connaissance de soi devient alors une véritable compétence professionnelle. Plus le coach connaît ses propres modes de fonctionnement, ses valeurs, ses zones de sensibilité et ses automatismes, plus il peut distinguer ce qui lui appartient de ce qui appartient réellement à son client.


C’est l’une des raisons pour lesquelles devenir coach peut constituer une expérience de transformation personnelle importante, même lorsque l’objectif initial est professionnel.


Savoir passer de la compréhension à l’action


Une conversation peut être passionnante, profonde et riche en prises de conscience sans pour autant produire de changement durable.

Le coaching ne s’arrête donc pas à la compréhension.


Une personne peut savoir depuis plusieurs années qu’elle manque de confiance en elle, qu’elle procrastine ou qu’elle souhaite changer de métier. Cette compréhension est utile, mais elle ne suffit pas nécessairement à modifier ses comportements.


Le rôle du coach consiste également à aider son client à transformer certaines prises de conscience en expériences concrètes : tester une nouvelle manière d’agir, poser une limite, prendre une décision, expérimenter un comportement différent ou avancer progressivement vers un objectif.


L’accompagnement crée ainsi un lien permanent entre réflexion et action.

Cette dimension demande au coach de savoir structurer un accompagnement, définir des objectifs, observer les évolutions et ajuster son intervention en fonction de ce qui se passe réellement entre les séances.


Avoir envie d’aider est donc un début, pas une compétence professionnelle


L’envie d’aider les autres peut constituer une excellente raison de s’intéresser au coaching. Elle témoigne souvent d’une sensibilité relationnelle, d’un intérêt pour l’humain et du désir d’exercer une activité qui ait du sens.


Mais devenir coach demande de transformer cette disposition en compétences.

Il faut apprendre à écouter sans interpréter trop vite, questionner sans orienter systématiquement vers sa propre solution, soutenir sans créer de dépendance, confronter sans juger et accompagner le passage à l’action sans décider à la place de l’autre.


Il faut également acquérir des méthodes et des outils, comprendre les mécanismes humains que l’on mobilise, savoir construire un accompagnement et développer un cadre professionnel.


Une formation sérieuse ne cherche donc pas à transformer une personne en quelqu’un d’empathique ou d'intéressé par les autres. Elle lui apprend à mettre ces qualités au service d’une posture et d’une méthodologie professionnelles.


Alors, comment savoir si le métier de coach pourrait réellement vous correspondre ?


Il n’existe pas un profil unique de coach.


Certaines personnes sont très intuitives, d’autres plus analytiques. Certaines ont une grande facilité relationnelle, d’autres développent une écoute particulièrement fine. Certaines arrivent au coaching après une carrière dans le management, les ressources humaines ou la formation, tandis que d’autres viennent de secteurs qui semblent, à première vue, beaucoup plus éloignés de l’accompagnement.


L’enjeu n’est donc pas de correspondre à un portrait idéal.


Il s’agit plutôt d’identifier les ressources que vous possédez déjà, votre manière naturelle d’entrer en relation avec les autres et les compétences que vous devrez développer pour construire une véritable posture de coach.


L’expérience professionnelle et personnelle accumulée au fil des années peut d’ailleurs constituer un atout considérable. Elle apporte souvent une connaissance plus fine des relations humaines, des transitions, des réussites comme des périodes de doute. À condition, là encore, de ne pas utiliser son propre parcours comme modèle pour celui des autres.


Vous aimez écouter, comprendre, faire émerger des solutions et accompagner les personnes dans leurs évolutions ? Vous vous interrogez sur votre capacité à transformer ces dispositions en métier ?


L’École de Coaching Holistique a conçu un test pour vous permettre d’explorer votre profil et de découvrir dans quelle mesure votre manière de fonctionner peut correspondre au métier de coach holistique.



Et si cette approche résonne avec votre projet professionnel, la formation Devenir Coach Holistique permet d’acquérir les méthodes, les outils et la posture nécessaires pour transformer l’envie d’aider en véritable compétence d’accompagnement.

 

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