Comment auto-financer sa formation ? 10 solutions pour concrétiser son projet professionnel
- Emilie

- 19 août
- 13 min de lecture

Vous avez trouvé la formation qui correspond à votre projet. Vous savez ce qu’elle pourrait vous apporter et vous vous projetez déjà dans votre future activité. Mais un obstacle subsiste : comment financer sa formation lorsque les dispositifs de prise en charge ne suffisent pas ou ne sont tout simplement pas accessibles ?
CPF, France Travail, employeur, fonds de formation… Lorsqu’on envisage une reconversion ou le développement d’une nouvelle activité professionnelle, on pense souvent en premier lieu aux financements institutionnels.
Pourtant, toutes les formations ne sont pas éligibles à ces dispositifs et, même lorsqu’elles le sont, une prise en charge n’est jamais automatique.
Un refus de financement ne signifie pas pour autant qu’il faut renoncer à son projet.
Surtout, auto-financer sa formation ne signifie pas nécessairement disposer immédiatement de plusieurs milliers d’euros sur son compte bancaire..
Paiement échelonné, épargne, prêt familial à taux zéro, crédit, microcrédit, financement participatif, revenus complémentaires… Il existe de nombreuses façons de construire son propre plan de financement.
Le coût d’une formation : une question de perspective
C'est un fait : le coût d’une formation professionnelle peut représenter un investissement conséquent.
Mais prenons un autre investissement courant : une voiture.
Lorsque vous achetez un véhicule, vous vous demandez rarement si vous disposez de la somme totale sur votre compte courant.
Vous regardez votre apport, les possibilités de financement, la durée du crédit et surtout la mensualité que votre budget peut supporter.
Pourquoi raisonnons-nous différemment lorsqu’il s’agit de financer notre avenir professionnel ?
Une formation à 7 000 € peut paraître inaccessible si la seule question posée est :
« Est-ce que j’ai 7 000 € disponibles aujourd’hui ? »
La perspective change lorsque la question devient : « De quel apport est-ce que je dispose et comment puis-je financer le reste sur plusieurs mois ? »
Il ne s’agit évidemment pas de s’endetter sans réfléchir. Il s’agit de considérer une formation professionnelle pour ce qu’elle est : un investissement dans un projet professionnel, et non une simple dépense.
Auto-financer sa formation : qu’est-ce que cela signifie vraiment ?
Auto-financer une formation signifie que son coût est assumé en totalité ou en partie par la personne qui se forme, plutôt que par un organisme financeur.
Mais il existe une différence importante entre auto-financer sa formation et la payer comptant.
Vous pouvez parfaitement auto-financer une formation à 7 000 € sans jamais avoir 7 000 € disponibles en une seule fois.
Le financement peut reposer sur :
une partie de votre épargne
un paiement en plusieurs mensualités
un prêt accordé par un proche
un financement bancaire
une campagne de financement participatif
des revenus supplémentaires consacrés au projet
une éventuelle prise en charge partielle complétée par vos propres ressources
La véritable question n’est donc plus : « Ai-je les moyens de payer cette formation aujourd’hui ? »
Mais : « Comment puis-je construire un plan de financement réaliste pour rendre mon projet possible ? »
Pourquoi les financements publics ne sont-ils pas toujours possibles ?
L’absence de prise en charge ne signifie pas qu’une formation n’est pas sérieuse, qualitative ou professionnalisante.
L’accès aux différents dispositifs dépend de nombreux critères : votre statut, votre situation professionnelle, les enveloppes disponibles, les priorités du financeur, la nature de la formation ou encore son éventuelle éligibilité à certains dispositifs.
Une formation peut donc correspondre parfaitement à votre projet professionnel sans être éligible au CPF.
De la même manière, être inscrit·e à France Travail ne garantit pas qu’une demande de financement sera acceptée.
Pour les indépendant·es, les possibilités de prise en charge varient également selon le fonds de formation dont dépend l’activité et les critères applicables au moment de la demande.
Un refus de financement n’est donc pas nécessairement un avis négatif sur votre projet. Il signifie parfois simplement qu’il faut chercher une autre manière de le financer.
10 solutions pour auto-financer une formation
1. Demander un paiement échelonné à l’organisme de formation
C’est la première solution à étudier, et souvent la plus simple.
Certains organismes de formation permettent de répartir le coût de la formation sur plusieurs mensualités plutôt que de demander un règlement intégral au démarrage.
À l’École de Coaching Holistique, nous proposons systématiquement un paiement échelonné, sans frais supplémentaires, aux personnes qui financent elles-mêmes leur formation.
Le principe est simple : le coût de la formation peut être réparti en plusieurs mensualités à partir de votre inscription et jusqu’au dernier jour de votre formation.
Plus vous anticipez votre inscription, plus vous pouvez donc répartir votre investissement dans le temps.
Vous n’avez donc pas à attendre le début de votre formation pour commencer à la financer, ni à régler l’intégralité de son coût au moment de votre entrée.
Et surtout, cet échelonnement n’entraîne aucuns frais supplémentaires à l’ECH : le montant total de votre formation reste identique, quel que soit l’échéancier convenu.
C’est un point important lorsque vous comparez les différentes solutions de financement. Un crédit bancaire permet lui aussi d’étaler un paiement, mais il entraîne généralement des intérêts. Lorsque l’organisme de formation propose directement un échéancier sans frais, cette solution mérite donc d’être étudiée en priorité.
Anticiper son inscription peut réduire considérablement ses mensualités
C’est également une raison pour laquelle il peut être intéressant de ne pas attendre le dernier moment pour s’inscrire.
Prenons deux personnes souhaitant intégrer la même session.
La première s’inscrit plusieurs mois à l’avance. La seconde attend quelques semaines avant le démarrage de la formation.
Même si elles suivent exactement la même formation au même tarif, la première dispose d’une période beaucoup plus longue pour répartir ses règlements.
Lorsqu’un projet de formation est déjà mûr, anticiper son inscription peut donc constituer en soi une véritable stratégie de financement.
Avant de rechercher un crédit ou une autre solution extérieure, commencez toujours par demander à l’organisme de formation : « Sur combien de mois puis-je répartir le règlement et cet échelonnement entraîne-t-il des frais supplémentaires ? »
2. Utiliser une partie de son épargne
L’épargne personnelle est évidemment l’un des moyens les plus simples d’auto-financer une formation.
Mais utiliser son épargne ne signifie pas nécessairement la vider.
Sur une formation à 7 000 €, vous pourriez par exemple décider d’investir 2 000 € provenant de votre épargne tout en conservant votre épargne de précaution.
Il resterait alors 5 000 € à financer.
La question devient immédiatement plus simple.
Avant de déterminer votre apport, distinguez donc :
l’épargne dont vous avez besoin pour votre sécurité
celle que vous acceptez d’investir dans votre projet professionnel
le montant qu’il restera réellement à financer
3. Demander un prêt à sa famille ou à un proche
C’est une solution à laquelle on ne pense pas toujours.
Un membre de votre famille ou un proche peut éventuellement disposer d’une épargne qu’il n’utilise pas immédiatement et accepter de vous prêter tout ou partie du montant nécessaire.
L’un des principaux avantages est la possibilité de convenir d’un prêt à taux zéro, lorsque le proche accepte cette solution.
Imaginons qu’il vous reste 5 000 € à financer et qu’un proche accepte de vous les prêter.
Répartis sur 24 mois, cela représente environ 208 € par mois, sans intérêts.
Sur 36 mois, cela représente environ 139 € par mois.
Le montant de 5 000 €, qui pouvait sembler difficile à réunir immédiatement, prend alors une tout autre dimension.
Mais proximité ne doit pas signifier absence de cadre.
Il est préférable de définir clairement :
la somme prêtée
la durée prévue
le montant des remboursements
leur fréquence
les éventuelles possibilités de remboursement anticipé
Un contrat de prêt ou une reconnaissance de dette permet également de sécuriser les deux parties.
Les prêts entre particuliers peuvent par ailleurs être soumis à des obligations déclaratives auprès de l’administration fiscale selon leur montant. Pensez donc à vérifier les règles en vigueur au moment de mettre le prêt en place.
Formaliser les choses permet surtout de conserver une relation saine : il s’agit d’un financement de votre projet professionnel, pas d’une dette personnelle aux contours flous.
4. Se renseigner sur les prêts destinés aux études ou à la formation
Selon votre profil et votre établissement bancaire, des solutions de crédit peuvent être proposées pour financer des études, une formation ou plus largement un projet professionnel.
Les conditions varient selon les établissements : montant, durée, taux, garanties, justificatifs demandés ou possibilités de différé.
Ne vous contentez donc pas de demander : « Proposez-vous un prêt formation ? »
Présentez votre démarche comme un véritable projet professionnel.
Préparez :
le programme de la formation
son coût
sa durée
votre projet professionnel
votre situation actuelle
votre éventuel apport
le montant que vous souhaitez financer
Demandez alors plusieurs simulations afin de comparer les mensualités, la durée et surtout le coût total du crédit.
5. Envisager un prêt personnel
Si aucun financement spécifiquement consacré à la formation n’est disponible, un prêt personnel peut parfois constituer une alternative.
Il permet notamment de répartir le remboursement sur une durée plus longue.
Sur un besoin de financement de 7 000 €, ou de 4 000 à 5 000 € après apport, une répartition sur 12, 24 ou 36 mois peut rendre la mensualité beaucoup plus compatible avec certains budgets.
Attention cependant : contrairement à un prêt familial à taux zéro ou à un échéancier sans frais proposé par un organisme de formation, le crédit bancaire a un coût.
Avant de vous engager, examinez notamment :
le TAEG
le coût total du crédit
la durée
le montant des mensualités
les éventuels frais
les conditions de remboursement anticipé
Ne choisissez jamais un crédit uniquement parce que sa mensualité paraît faible.
Une mensualité moins élevée répartie sur une durée beaucoup plus longue peut entraîner un coût global supérieur.
6. Étudier la possibilité d’un microcrédit
Pour certaines personnes qui rencontrent des difficultés à obtenir un crédit bancaire classique, le microcrédit personnel accompagné peut constituer une piste.
Il peut notamment contribuer au financement de certains projets favorisant l’insertion ou l’évolution professionnelle.
Selon votre situation et votre projet, une formation peut donc éventuellement entrer dans ce cadre.
Le microcrédit présente également l’intérêt d’être associé à un accompagnement.
Il ne s’adresse cependant pas à tout le monde et répond à des critères précis. Il convient donc de se rapprocher d’un organisme habilité ou d’une structure d’accompagnement pour vérifier son éligibilité et les conditions proposées.
7. Faire appel au crowdfunding
Et si votre réseau devenait l’un des premiers soutiens de votre projet professionnel ?
Le crowdfunding, ou financement participatif, permet de présenter son projet et de solliciter les contributions de plusieurs personnes.
Cette solution peut être particulièrement adaptée lorsque votre reconversion s’inscrit dans un projet concret susceptible de mobiliser votre entourage ou votre communauté.
Imaginons toujours une formation à 7 000 €.
Vous apportez personnellement 2 000 € et votre campagne permet de réunir 1 500 €.
Il reste alors 3 500 € à financer.
Pour qu’une campagne fonctionne, il faut toutefois aller au-delà de « financez ma formation ».
Expliquez :
pourquoi vous souhaitez vous former
ce que vous envisagez de créer après votre formation
les personnes que vous souhaitez accompagner
la finalité de votre projet
le montant recherché et ce qu’il permettra concrètement de financer
Selon le modèle retenu et les règles de la plateforme, il peut s’agir de dons, de contributions avec contrepartie ou d’autres formes de financement.
Votre réseau peut ainsi devenir l’un des premiers soutiens de votre nouvelle activité professionnelle.
Attention cependant : ouvrir une cagnotte ne garantit évidemment pas son financement. La réussite d’une campagne dépend notamment de la capacité à mobiliser un réseau et à expliquer clairement la finalité du projet.
8. Solliciter son employeur
Si vous êtes salarié·e, votre employeur peut également être une piste à explorer, y compris lorsqu’une prise en charge intégrale n’est pas envisageable.
Une participation de 1 000 ou 2 000 € change déjà considérablement le plan de financement d’une formation à 7 000 €.
Vous pouvez donc envisager de négocier :
une prise en charge totale
une participation partielle
ou un partage du coût entre votre employeur et vous-même
L’intérêt est notamment de présenter les compétences que la formation pourrait également vous permettre de mobiliser dans votre activité actuelle.
Même une prise en charge partielle peut réduire fortement le montant qu’il vous restera à auto-financer.
9. Créer une enveloppe « projet formation » grâce à des revenus supplémentaires
Vous n’êtes pas nécessairement obligé·e de financer votre formation uniquement avec l’argent dont vous disposez aujourd’hui.
Si votre projet est prévu plusieurs mois à l’avance, vous pouvez créer une véritable épargne dédiée à votre reconversion.
Plusieurs ressources peuvent l’alimenter :
une prime ou un 13e mois
l’intéressement ou la participation
des heures supplémentaires
des missions ponctuelles
une activité freelance
un emploi complémentaire ou saisonnier
Mettre de côté 350 € par mois pendant 10 mois permet par exemple de constituer 3 500 €.
Vous avez alors financé la moitié d’une formation à 7 000 € avant même son commencement.
La question n’est plus « Comment trouver 7 000 € ? », mais « Quelle somme puis-je consacrer chaque mois à mon projet ? »
10. Combiner plusieurs solutions
C’est souvent la stratégie la plus réaliste.
Vous n’avez aucune obligation de financer votre formation avec une seule source.
Prenons toujours notre exemple d’une formation à 7 000 €.
Votre plan de financement pourrait par exemple ressembler à ceci :
2 000 € d’épargne personnelle
1 000 € de participation ou de prise en charge
1 500 € obtenus grâce à une campagne de financement participatif, une prime ou des revenus complémentaires
2 500 € financés progressivement
Vous n’avez jamais eu besoin de disposer de 7 000 € en une seule fois.
Vous avez construit le financement de votre projet.
C’est exactement la logique que nous appliquons naturellement lorsque nous achetons une voiture ou réalisons d’autres investissements importants.
Pensez également aux aides locales ou spécifiques
Certaines aides sont beaucoup moins connues que le CPF ou les financements de France Travail.
Selon votre âge, votre lieu de résidence, votre statut, votre activité ou votre projet, il peut exister des dispositifs proposés par des collectivités, des associations, des fondations ou d’autres organismes.
Ces aides évoluent régulièrement et leurs critères peuvent être très spécifiques.
Il peut donc être intéressant d’effectuer une recherche adaptée à votre situation avant de conclure que vous devrez financer seul·e la totalité de votre formation.
Devenir coach : un projet qui nécessite peu d’investissements matériels
Cette réflexion est particulièrement pertinente lorsque l’on envisage de devenir coach.
Créer certains types d’entreprises nécessite des investissements considérables avant même de pouvoir accueillir le ou la première client·e : local commercial, travaux, stock, machines, véhicule professionnel, franchise, mobilier…
L’activité de coaching présente une particularité importante : elle nécessite très peu d’investissements matériels pour démarrer.
Vous pouvez exercer à distance, louer ponctuellement un cabinet ou recevoir dans un espace adapté selon votre situation. Vous n’avez pas de stock à acheter, pas de machines coûteuses et pas nécessairement de local commercial à financer.
Votre principal investissement est donc votre formation.
Vos compétences, votre posture, votre méthodologie et votre capacité à accompagner professionnellement vos futur·es client·es constituent votre véritable outil de travail.
Le coût d’une formation solide ne devrait pas être envisagé comme une simple dépense.
C’est l’investissement principal sur lequel vous allez construire votre future activité.
Bien sûr, quelques frais pourront ensuite accompagner son développement : assurance professionnelle, outils numériques, communication, création éventuelle d’un site internet ou location ponctuelle d’un cabinet.
Mais ils restent généralement sans commune mesure avec les investissements nécessaires au lancement de nombreuses autres activités entrepreneuriales.
Lorsque vous envisagez d’investir 6 000 ou 7 000 € dans une formation professionnelle solide pour devenir coach, vous n’achetez donc pas simplement « des cours ».
Vous investissez dans votre futur outil de travail : vos compétences.
Une formation peut-elle contribuer à financer son propre coût ?
Lorsqu’une formation permet de développer une nouvelle activité professionnelle, son coût peut aussi être envisagé à plus long terme.
Une fois formé·e, vous pouvez commencer à développer progressivement votre activité, éventuellement en parallèle de votre emploi ou de votre activité actuelle. Les premiers revenus générés peuvent alors contribuer au remboursement de l’investissement réalisé pour vous former.
Bien entendu, aucune formation ne peut garantir un niveau de chiffre d’affaires. Les revenus de votre future activité dépendront de nombreux facteurs : votre positionnement, vos tarifs, votre capacité à développer votre clientèle, mais aussi vos charges et votre fiscalité.
L’intérêt est surtout de changer de perspective.
Une formation professionnelle représente un coût aujourd’hui, mais les compétences acquises pourront être mobilisées et valorisées professionnellement pendant des années.
Dans le cas du coaching, cette logique est d’autant plus pertinente que votre formation constitue votre principal investissement de départ : ce sont vos compétences, votre posture et votre méthodologie qui deviendront ensuite vos principaux outils de travail.
Il ne s’agit donc pas de se demander uniquement « combien cette formation va-t-elle me coûter aujourd’hui ? », mais aussi « qu’est-ce qu’elle va me permettre de construire demain ? ».
Construisez votre plan d’auto-financement en 4 étapes
Plutôt que de chercher immédiatement un financement unique, prenez une feuille et construisez votre propre scénario.
Étape 1 : calculez votre apport disponible
Combien pouvez-vous investir aujourd’hui sans toucher à votre épargne de précaution ?
Montant disponible immédiatement : ______ €
Étape 2 : recherchez toutes les prises en charge possibles
Avez-vous réellement vérifié les possibilités correspondant à votre situation ?
Employeur, France Travail, fonds de formation des indépendant·es, dispositifs locaux, aides spécifiques…
Prises en charge potentielles : ______ €
Étape 3 : calculez votre reste à financer
Prenons notre exemple :
Coût de la formation : ______ €
- apport personnel : ______ €
- prise en charge éventuelle : ______ €
= reste à financer : ______ €
Vous devez déterminer comment financer le reste à charge.
Ce montant peut ensuite être réparti entre paiement échelonné, prêt familial, financement bancaire, crowdfunding ou revenus supplémentaires.
Étape 4 : déterminez votre mensualité réellement soutenable
Quelle somme pourriez-vous consacrer chaque mois à votre projet sans fragiliser votre équilibre financier ?
150 € ? 200 € ? 300 € ? 400 € ?
À partir de cette donnée, vous pouvez rechercher la combinaison la plus adaptée à votre situation.
Les erreurs à éviter lorsqu’on auto-finance sa formation
S’endetter sans avoir suffisamment étudié son projet
Le crédit n’est pertinent que si la formation s’inscrit dans une démarche professionnelle suffisamment réfléchie.
Avant de vous engager, analysez la formation, son programme, l’organisme, les compétences enseignées et leur adéquation avec votre projet.
Choisir uniquement en fonction du prix
Une formation moins chère n’est pas nécessairement un meilleur investissement.
Comparez ce qui est réellement proposé : nombre d’heures, qualité et expérience des formateur·rices, accompagnement, pratique, suivi pédagogique, ressources, évaluations…
Ce n’est pas seulement le prix d’une formation qu’il faut comparer, mais ce que vous obtenez réellement en contrepartie de votre investissement.
Croire qu’une formation garantit des revenus
Aucune formation sérieuse ne peut garantir le chiffre d’affaires que vous réaliserez ensuite.
Elle vous apporte des compétences, une méthodologie et des outils. La réussite économique dépend ensuite de la manière dont vous développerez votre activité.
Sous-estimer le coût d’un crédit
Une mensualité faible peut sembler attractive, mais une durée de remboursement plus longue peut augmenter sensiblement le coût total du financement.
Comparez toujours le coût global, et pas uniquement la mensualité.
Fragiliser son équilibre financier
Votre projet professionnel doit contribuer à construire votre avenir, pas placer votre situation actuelle en difficulté.
Conservez une marge de sécurité et envisagez également les imprévus.
Et maintenant, comment rendre votre projet possible ?
Le coût est souvent l’un des premiers freins lorsqu’un projet de formation commence à devenir concret. Pourtant, comme nous venons de le voir, l’absence de prise en charge ne signifie pas nécessairement que ce projet est inaccessible.
L’enjeu est surtout de sortir d’une logique de « tout ou rien » et d’explorer les différentes possibilités qui s’offrent à vous.
Faites vos calculs, déterminez ce que vous pouvez investir sans fragiliser votre équilibre financier, puis étudiez les solutions qui peuvent vous permettre de compléter cette somme. Vous aurez alors une vision beaucoup plus concrète de ce qui est réellement possible.
Et si votre projet est de devenir coach, gardez en tête l’essentiel : la qualité de votre formation est le socle sur lequel reposera votre future pratique professionnelle.
Alors, avant de renoncer pour une question de financement, posez-vous simplement cette question : « Ai-je réellement exploré toutes les solutions pour rendre mon projet possible ? ».
Vous envisagez de devenir coach holistique et souhaitez étudier concrètement les possibilités de financement de votre formation ?
Réservez votre entretien pour échanger sur votre projet et étudier les possibilités de financement adaptées à votre situation.




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